
Euthanasie : Valérie Ferrier et Éric Mercier lèvent le voile sur une horreur programmée. Ce qu’on vous vend comme “liberté de mourir” cache en réalité un glissement vers une gestion comptable de la vie humaine.

Derrière les mots doux (“fin de vie”, “accompagnement”, “choix personnel”), il y a une logique froide, administrative, budgétaire. Un jour, ce ne sera plus un “choix”, mais une pression. Une “option” qui deviendra une recommandation. Puis un “devoir” pour ne pas coûter trop cher à la société. Ce n’est plus de la compassion, c’est de l’élimination. Pendant qu’on détruit l’hôpital public, qu’on ferme des lits, qu’on abandonne les EHPAD, on nous dit :

« Vous souffrez ? On peut vous aider à partir… » C’est ça, la République humaine ? Gérer les plus fragiles comme des “dossiers à clôturer” ? Et ceux qui dénoncent cette dérive sont traités comme des extrémistes. Mais les vrais extrémistes, ce sont ceux qui veulent légaliser la mort quand ils refusent de financer la vie.
On a changé les mots, on a mis du coton autour, un joli papier cadeau, un ruban rose, et on veut nous faire croire que c’est “humain”. Mais derrière l’euthanasie présentée comme un droit, il y a une mécanique glaçante : celle de l’État qui choisit qui doit vivre et qui peut mourir. Avant, les régimes totalitaires faisaient ça brutalement. Aujourd’hui, on appelle ça “accompagnement”, “dignité”, “liberté de choix”… Mais au fond, c’est le même poison lent : celui qui transforme la mort en solution, quand la vie coûte trop cher. On vous dit que c’est un progrès ? Moi, je vois une pente glissante, dangereuse, aux allures de déjà-vu historique. Quand un gouvernement commence à déshumaniser les plus faibles, à vouloir “régler les cas” plutôt que les soigner, ce n’est pas du progrès, c’est du contrôle de masse avec un masque de compassion.
