Le remaniement de Macron et Attal est une déclaration de « guerre sociale ».

🔴🇫🇷Le remaniement de Macron et Attal est une déclaration de « guerre sociale ».

La deuxième vague de nominations au gouvernement donne la couleur : attaquer les droits des chômeurs, des malades, des seniors, des mal-logés et des enseignants sous prétexte d’efficacité.

Le président a nommé Guillaume Kasbarian, l’un de ses opposants les plus acharnés, ministre délégué au logement. « Je ne sais pas si ce serait une marque de mépris ou d’inconscience », déclarait d’une voix blanche sur France Info Pascal Brice, président de la fédération des acteurs de la solidarité, quelques minutes avant l’annonce officielle du gouvernement.

M. Kasbarian, proche d’Aurore Bergé, est à l’origine de l’horrible loi anti-squat, qui durcit les sanctions envers les squatteurs et accélère les procédures d’expulsion en cas de loyers impayés. Pire, son texte prévoyait à l’origine six mois de prison contre les locataires en impayé de loyer qui restaient dans leur logement après un jugement d’expulsion définitif.

« Guillaume Kasbarian est l’auteur de la loi la plus répressive sur les expulsions depuis des décennies », a lancé sur X le communiste Jacques Baudrier, adjoint au Logement à la mairie de Paris.

Cette nomination n’est que la dernière touche à un gouvernement qui marque un nouveau tournant dans le quinquennat d’Emmanuel Macron : une déclaration de guerre sociale.

La gauche ne s’y est pas trompée, dénonçant « de nouveaux bourreaux (qui) arrivent. Mais on connaît déjà la sentence : chasse aux pauvres, coupes dans nos services publics », déplore l’eurodéputée LFI Manon Aubry.

Le nouveau Premier ministre promet aussi de « désmicariser » la société française, sans entrer dans les détails.

Mme Belloubet a pour bilan d’avoir mis les 164 barreaux de France en grève totale pendant deux mois en 2020.

D’autres mesures dans les tuyaux comme le travail obligatoire pour toucher le RSA, la fin de l’allocation de solidarité spécifique (ASS), qui va faire priver les seniors en fin de carrière de cotisations retraites, la sortie de certaines maladies chroniques de la liste des affections longues durées (ALD) ou encore le doublement des franchises médicales font frémir. Nul doute que Catherine Vautrin, nouvelle ministre de la Santé et des affaires sociales, issue de la droite, va s’atteler à cette entreprise de démolition de l’État social.

Le Premier ministre veut imposer un « choc des savoirs » à l’Éducation nationale.

Le dernier projet du gouvernement « remet en cause le droit égal d’accès à la poursuite d’étude pour tous les élèves », en créant des groupes de niveaux, « ce qui va immanquablement accentuer les inégalités scolaires », s’émeuvent les syndicats (FSU, UNSA, FO, Sgen-CFDT, CGT Éduc’Action et Sud).

Gabriel Attal assure sur France 2 jeudi soir que la politique sociale qui « sort de la pauvreté, c’est le travail ». Une contre-vérité démentie par les statistiques : le travail ne protège plus de la pauvreté: 1,8 million des actifs en emploi sont sous le seuil de pauvreté et les ménages insérés sur le marché du travail représentent 25% des personnes pauvres, selon une étude de l’INSEE publiée en 2023.

Via:
https://www.politis.fr/articles/2024/02/remaniement-emmanuel-macron-nomme-un-gouvernement-de-guerre-sociale/

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