La soignante qui avait dénoncé l’auteur d’un questionnaire graveleux dans un hôpital de Lyon, a été agressée

🔴🇫🇷La soignante qui avait dénoncé l’auteur d’un questionnaire graveleux dans un hôpital de Lyon, a été agressée par ses collègues avec un objet en plâtre représentant un sexe masculin.

Elle avait dénoncé à sa hiérarchie un agent hospitalier qui avait fait circuler un questionnaire graveleux dans son service à l’hôpital Édouard-Herriot, à Lyon, auquel elle avait refusé de répondre.

« Aimez-vous recevoir un doigt dans l’anus ? » « Pratiquez-vous des fellations ? » Ce questionnaire douteux, soumis en décembre dernier au personnel soignant du service de réanimation de l’hôpital Édouard-Herriot à Lyon par l’un de ses agents, devait « détendre l’atmosphère et faire rire les collègues. » Il a produit l’effet inverse.

Dénoncé par une salariée, l’auteur a été convoqué par la direction de l’hôpital, sommé de s’expliquer et de faire disparaître au plus vite le document. Furieux d’avoir été « balancé », ce dernier a fini par retrouver la « taupe » et, avec la complicité de collègues, n’a pas manqué de lui faire payer cette trahison.

« Insultée sur les réseaux sociaux et agressée le 23 décembre à sa prise de poste par un objet sexuel, en plâtre, représentant un sexe masculin (signé de la main de plusieurs salariés du service), la lanceuse d’alerte a fini aux urgences et a été mise en arrêt de travail suite à ce choc psychologique », dénonce la Fédération Autonome de la Fonction Publique Hospitalière.

Après avoir informé la direction des Hospices civils de Lyon de la situation, le syndicat a déposé « une alerte danger grave et imminent », réclamant la tenue d’une instance extraordinaire « au vu des conditions de travail dégradées dans le service. »

Une demande repoussée par la direction qui a estimé que les conditions réglementaires de « danger grave et imminent » n’étaient pas établies, précisant toutefois avoir pris la situation très au sérieux.

Arrêtée pour raison de santé, la salariée se dit dévastée et angoisse à l’idée de reprendre le travail. « L’enquête est toujours en cours. Une assistance psychologique a été proposée à la plaignante » indique de son côté la direction.

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